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DES MÉDECINS DEMANDENT UN DURCISSEMENT DU COUVRE-FEU ET UN CONFINEMENT LE WEEK-END

 

Coronavirus. Des médecins demandent un

durcissement du couvre-feu et un confinement le week-end

 

 

 

 

Des médecins de la région Auvergne Rhône Alpes alertent ce vendredi 23 octobre face à la seconde vague de coronavirus. Ils demandent au gouvernement de durcir les restrictions déjà en place en reconfinant le week-end notamment.

Le couvre-feu, déjà en place dans huit métropoles et dans toute l’île de France, comme ici à Paris, va être étendu à 38 nouveaux départements dans la nuit de vendredi à samedi.
Le couvre-feu, déjà en place dans huit métropoles et dans toute l’île de France, comme ici à Paris, va être étendu à 38 nouveaux départements dans la nuit de vendredi à samedi. | VALERY HACHE / AFP

Selon l’URPS, le gouvernement, comme la population, ne prend pas la mesure du « tsunami qui nous arrive dessus plus vite que prévu », estime le docteur Pierre-Jean Ternamian, président de l’URPS, interrogé ce vendredi 23 octobre par France Bleu Saint-Etienne .

> Suivez notre direct de ce vendredi 23 octobre consacré à la pandémie de coronavirus

Pour Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon, à Paris, au micro de BFMTV, au vu de la situation actuelle, on « pourra difficilement se passer d’un confinement. Ça peut être régional, local ou par tranche d’âge ». Le médecin ajoute « qu’on aura du mal à protéger nos concitoyens, à maintenir les soins pour les personnes qui sont non-covid, sans des confinements qui soient restreints ou généralisés ».

 

« Le virus circule plus vite qu’au printemps »

Tous s’accordent sur la gravité de la situation. Jeudi 22 octobre, quelques heures après l’annonce des nouvelles restrictions, le nombre quotidien de nouvelles contaminations a fait un bond spectaculaire, en dépassant la barre des 41 000 cas. Plus tôt dans la journée, le ministre de la Santé Olivier Véran avait prévenu : « Ces chiffres doublent tous les quinze jours malgré tous les efforts. Sans mesure nouvelle, il y aurait dans quinze jours plus de 50 000 cas par jour ».

 

> Lire aussi. Covid-19. Ces indicateurs qui montrent que la deuxième vague est bien là

Le professeur Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre du conseil scientifique, a estimé sur RMC ce vendredi que « le virus circule plus vite qu’au printemps ». Pas de doute, la seconde vague est donc bien là.

Pour Martin Hirsch, directeur de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, « il est possible que la seconde vague soit pire que la première »« Il y a eu la perception depuis quelques mois que soit la deuxième vague n’existait pas, soit que c’était une vaguelette. La réalité est l’inverse », a-t-il avancé ce vendredi au micro de RTL.

 

Un renconfinement général très coûteux

Les médecins alertent, le gouvernement tempère, tout en n’excluant pas le pire. Jeudi, Jean Castex a évoqué la possibilité de « prendre des mesures beaucoup plus dures », en brandissant la menace du reconfinement « si nous ne réussissons pas collectivement à juguler l’épidémie ». Le couvre-feu pourrait donc être la dernière étape avant le reconfinement.

 

L’objectif reste pour le gouvernement de l’éviter à tout prix au vu du coût de cette mesure pour l’économie. Le ministre délégué chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, a expliqué jeudi sur le plateau de BFM Business que le confinement avait entraîné « une récession à 10 %. D’ores et déjà, en 2020 nous avons dépensé pour plus de 22 milliards d’euros de chômage partiel, pour 7 milliards d’euros de fonds de solidarité. Nous avons déjà dépensé plus de 60 milliards d’euros pour faire face à l’épidémie ».



25/10/2020
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